Sur scène depuis 1heure, je bois à chaque fin de musique. Max me surveille il a peur. Je me défoule sur ma batterie. Mes yeux se brouille toutes les 5 minutes, je ne vois même pas le public.
Mes vertiges se font de plus en plus présent. Putain je suis dépendant de cette merde. Ma tête tourne mais je continue je dois continué. Inspire, expire. Hop on enchaîne sur Richtig oder Falsch.
Je vis cette chanson. Jo se tourne vers moi. Focu. Faire semblant devant les fans ça il sait faire.
Il me tue.
Mich kotzt es selber an
J'ai envie de vomir
Ich würde gerne anders sein
J'aimerais tellement être différent
Ich habe nur so Angst, mich selbst zu betrügen
J'ai seulement si peur De me tromper
Und noch mehr davor
Et encore plus
Dich zu belügen
De te mentir
Ich liege wach, die ganze Nacht
Je reste éveillé la nuit entière
Kann nicht denken
Je ne peux pas penser
Will meine Chance nicht verschenken!
Je ne veux pas offrir ma chance !
Ces paroles me collent à la peau. J'ai vraiment envie de gerber. Le truc c'est que j'ai besoin de lui. Il ne s'en rend pas compte et je ne lui ferais pas le plaisir de lui dire. Ses yeux noir me fond si mal, ses mots me déchirent autant les uns que les autres. Tout est trop brisé pour tout reconstruire. Pourquoi ? Il y a-t-il au moins encor une seule chance ? J'ai besoin de me le dire oui, c'est mon frère. Je ne connais même plus son odeur, son rire, sa peau, ses bras, sa chaleur. Tout m'est inconnaissable en lui. Il m'est inconnu. Mais il me manque j'ai besoin de croire que tout va s'arranger pour continuer de me battre. Mais peut-être qu'un jour il sera trop tard.
Macht Liebe wirklich blind?
L'amour rend-il vraiment aveugle ?
Wenn ich falle, fängst du mich?
Si je tombe, me rattraperas-tu ?
Mein Herz sagt "Ja, ich liebe dich"!
Mon c½ur dit oui, je t'aime !
Doch was mein Kopf will, weiß ich nicht
Mais ce que veux ma tête, je ne sais pas
Es ist mir scheißegal
J'en ai rien à foutre
Ich bin jetzt einfach da
Je suis simplement là
Und bin mir noch nicht klar
Et je ne suis pas encore sur !!
Encor un couplet qui me retourne. Je dis ne plus te connaître mais je crois que toi tu es encor plus loin de moi que tu ne le penses. Heureusement que Max est là, sans lui j'aurais déjà quitté ce monde. Pas pour ta gueule je ne te ferais pas le plaisir de te montrer que tu as atteint à un point de non retour mais pour ce truc qui me ronge et me détruit au fil du temps et qui m'achèvera.
Crever. Crever. Crever. Je veux crever. Ne plus le voir tout oublier mon mal et toi.
Concert enfin terminé, j'arrive mm pas à me lever. Je me barre vite très vite.
Affalé contre un mur, je reprends mon souffle difficilement. J'arrive plus à faire semblant. J'aurais besoin de sa présence qu'il me dise de m'accrocher mais je ne rêve plus. C'est trop tard.
Sortis de scène, tu avances. Progrès tu remarques ma présence et te fige en me voyant suffoquant par terre.
________Flash back.
- Fabi cours pas trop vite attend moi.
- Tu ne réussiras pas à me rattraper grand frère.
- Fabi, fait attention aux voitures.
« AAAAAH »
- Fabi ? FABIIII.
Un jeune garçons de 14 ans cours à perdre son souffle, traverse la rue et s'approche les larmes aux yeux d'un corps étendus. La foule s'empresse autour de ce spectacle. Le jeune garçon étendu sur le bitume, avec un de ses bras dans un angle assez étrange, cherche des yeux son aîné qui lui courait après peu de temps auparavant.
- Fabi, oh mon dieu, regarde moi parle moi. Je suis tellement désolé, j'ai pas assez fais attention à toi. C'est de ma faute. Fabi je t'en pris dis moi quelque chose.
- Jo.
- Je suis là petit frère, t'en fais pas l'ambulance arrive.
- Jo t'a gagné, tu m'as rattrapé ! Ce n'est pas juste.
- Oh, Fabi je t'aime.
Par fraternité, par peur, ou peut-être pour autre chose, il s'approche de lui, lui caresse la joue doucement et dépose délicatement ses lèvres sur celle de son vis-à-vis. Un chaste baisé ou plus que ça ?
_______Fin flash Back. C'était la première fois que je l'entendais me dire je t'aime. La première fois et la dernière fois. Et ses lèvres, ses si douces lèvres qui m'ont touchés, effleurés, goûtés, aimés.
Une larme, une putain de goûte salée qui viens glisser sur ma joue. Il l'a vus, et baisse la tête.
Quoi t'as peur de voir en face t'as connerie, tout ce que tu as fait ?!
Ses yeux replongent dans les miens, je crains le pire.
- Relève toi, on dirait un déchet.
- Ta gueule
- Répète ?
- Lâche moi et va rejoindre une de tes putains.
- T'as raison. Allez crève.
- Tkt pas j'en ai plus pour longtemps.Court pour une fois. A-t-il entendu ma dernière phrase ? Je ne sais pas et de toute façons il ne comprendra pas.
Ma loge, enfin un peu de repos. Je connais le chemin par c½ur après chaque concert. Toilette où une nouvelle fois je me vide. Ne pas penser à la douleur qui me tue un peu plus. Besoin de
cette foutus lame que j'attrape, besoin de sentir un autre mal, besoin d'extérioriser, besoin d'oublier en appuyant le coté tranchant sur ma peau pale,
besoin de lui, besoin qu'il m'aime en tranchant mon bras encor une fois, besoin de pleurer en voyant mon
sang qui coule.
- Fabi t'es là ?!Merde. Pas ici, pas encor, pas maintenant.
Vos impressions?
B'soux.